Premières réponses de Parcoursup 2019 : tous les champs du possible

 

En mai, fais tout ce qu'il te plait ou presque...

Alors que les collégiens de 3eme finalisent leur dossier d'orientation en choisissant leur filière et pour certains leurs options facultatives pour entrer en Seconde générale et technologique...

Alors que les lycéens de 2nde valident leur dossier d'orientation en choisissant trois spécialités pour entrer en Première générale ou technologique...

Alors que les professeurs et équipes de direction s'interrogent pour la rentrée 2019 sur ces choix et leur impact sur l'avenir des deux filières, des disciplines, des options et des emplois du temps...

Alors que les élèves de terminale avec leurs familles découvrent, depuis le 15 mai, les premières réponses de Parcoursup, que les futurs bacheliers ST2S s'interrogent particulièrement sur le devenir de leur dossier de candidature en IFSI ou IFTS après la suppression des concours...

 

En mai, fais tout ce qu'il te plait ou presque...

Parcoursup ouvre tous les champs du possible. Ainsi selon les données du Ministère de l'Education, ce sont 898 054 candidats qui se sont inscrits dont 639 905 lycéens. 6,9 millions de vœux ont été formulés dans plus de 14 500 formations grâce à une offre enrichie en 2019 de 1 500 formations supplémentaires.

Au 15 mai, début de la phase d'admission, 1,5 million de propositions ont été faites aux candidats, parfois même un peu trop par rapport à la capacité d'accueil !

Les dossiers ont été anonymisés, les délais de réponse revus, des points d'étape proposés, un répondeur téléphonique disponible dès le 25 juin, des entretiens individuels ou collectifs anticipés pour les élèves sans réponse et même une année de césure promue pour découvrir le monde...

 

En mai, fais tout ce qu'il te plait ou presque...

L'universitarisation des études paramédicales et sociales ouvre tous les champs du possible. Ainsi dans le cadre de l'arrêté du 3 janvier 2019 relatif au cadre national sur les attendus de la formation conduisant au DE d'infirmier, chaque regroupement d’institut est autonome pour conduire l’examen des dossiers à partir de cinq attendus déclinés en treize critères nationaux.

Finie l'angoisse des épreuves écrites et orales, les prépas concours et la subjectivité des sujets et questions lors de l'entretien, tout devient transparent avec une grille d'évaluation façonnée à partir des notes et appréciations.

Place à la fiche avenir et au projet de formation motivée, une intelligence artificielle pour accompagner les décisions humaines et rassurer une jeunesse e-numérique éduquée aux gafas, tutoriels et espace games...

Fini, selon les écoles, exceptées celles sociales, les regards biaisés selon les parcours du secondaire, le comportement ou la tenue des candidats, la motivation affichée ou simulée, les discriminations ou quotas selon les origines...

 

En mai, fais tout ce qu'il te plait ou presque...

L'universitarisation ouvre tous les champs du possible, un aboutissement espéré depuis de nombreuses années qui a pour ambition l'égale dignité des formations supérieures, des diplômes, des statuts d'étudiant, des poursuites d'études en master...

L'accès aux Instituts infirmiers est plus visible, sans frais, sort de sa clandestinité historique et de son cadre maternel, encourage les candidatures, relativise les origines et offre à tout bachelier l'ambition de "décrocher" une des 30 920 places cette année 2019/2020.

L'autonomie et la responsabilité sont promues, chaque candidat après avoir choisi ses vœux se positionne en classant ses priorités selon les réponses reçues et ainsi par solidarité remet des propositions à d'autres.

 

En mai, fais tout ce qu'il te plait ou presque...

Tous les champs du possible apparaissent aussi lors des premiers résultats avec sur le plan individuel la colère, la déception ou la joie et pour beaucoup l'attente qui déstabilise pour les plus fragiles, se termine par l'acceptation du seul vœu proposé (licence le plus souvent) ou d'une alternative avec une offre payante mais sans contrainte.

 

Comment pour l'élève et ses parents ne pas manifester du ressentiment vis à vis de la section, du lycée, des enseignants qui ont encouragé et suivi le projet ?  Comment ne pas montrer du doigt la concurrence d'autres filières ? Comment faire preuve de résilience alors que les "prépas" sont supprimées et que le seul refuge est tournée vers l'université, de préférence psycho ... ?  Attendre dans l’espoir d’être accepté plus tard dans la formation de son choix.

 

Tous les champs du possible s'ouvrent aussi sur le plan académique ou national...Comment traduire les premiers résultats ressentis ou quantifiés, même forcément relatifs et évolutifs ?

Comment refuser ne pas entendre des propos péremptoires comme "c'était mieux avant avec les concours" ? Comment ne pas partager ces détresses affichées par la classe avant les épreuves du bac devant un ou plusieurs refus qui mettent fin à un projet construit depuis plusieurs années...

 

Les 1ers résultats de Parcoursup interrogent en effet sur la place de la filière ST2S dans des parcours et des formations qui lui étaient spécifiques. Les propositions évoluent tous les jours, les candidats doivent faire preuve de patience.

Lorsqu’un « oui » est accepté, le candidat libère toutes les autres places « oui » reçues qui seront ensuite proposées à d’autres candidats. Il est impossible de déterminer un seuil d’admission.

Il faudra attendre la fin de la procédure mi-juillet pour connaître l’impact réel de la fin des concours pour les élèves de ST2S qui représentaient 26% des entrant en IFSI ( source : rapport IGAS février 2016). Nous aurons au cours des prochaines semaines des indications site par site.

 

L'APSMS sera vigilante à l’intégration des élèves issus de bac ST2S dans les formations qui leurs correspondent et répondent au « continuum » voulu par le Ministère.

 

Dans cette attente, nous vous proposons de participer à notre enquête sur l'orientation de vos élèves de terminale ST2S.

Vous pouvez vous rendre sur le site de l’APSMS : https://www.apsms-sante-societe.com/

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